Se souvenir des belles choses

Publié le 18 juin 2013

N’est-ce pas une vaine tentative que de chercher à capturer l’éphémère? C’est pourtant mon obsession. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles la photographie m’a toujours fascinée. Voler au temps et à la vie des instants évanescents qui peuvent alors se figer dans un moment d’éternité : vaste programme.

Malgré tout, je ne suis pas nostalgique du temps qui passe. J’aime sentir que je vais de l’avant et délester ma vie des bagages littéraux et métaphoriques trop lourds et encombrants. J’aspire à une certaine mobilité, une certaine légèreté même.


Je suis une bourlingueuse en quête d’extraordinaires et d’autres possibles mais en même temps, ma vie est une succession de clichés sur les plaisirs simples. J’aspire à un équilibre entre la simplicité et la démesure, et mon bonheur oscille entre une tartine de Nutella et une semaine sous les cocotiers, en bordure d’une plage de sable blanc et d’une mer turquoise.

Autant l’ordinaire m’indiffère, autant la poésie du quotidien m’émeut. Tout ce que l’on prend pour acquis. Les moments où il ne se passe rien en apparence. Les silences apaisants. Les choses simples. Les petites choses. Les petits bouts de rien qui enrichissent une vie et lui donnent un sens.

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Mon bonheur oscille entre une tartine de Nutella et une semaine sous les cocotiers.

S’il y a une chose que j’ai apprise grâce à la photographie, c’est l’importance de poser un regard différent sur le monde et d’être à l’affût de ces moments où la réalité devient magie. Je vis pour ces moments-là.

Je veux faire le plein de souvenirs. Capturer l’éphémère. Me rappeler que j’ai bien vécu. Me souvenir des belles choses.